Voici ce qui se passe avant qu'un sac MEVKA arrive chez vous.

Le crochet se pratique avec un seul outil, une tige terminée par un petit crochet. On tire une boucle de fil à travers une autre boucle, et chaque nouvelle maille s'appuie sur celle d'en dessous. Le sac se construit ainsi, rang par rang, autour de son fond.
Ce n'est pas du tissage, qui croise des fils tendus sur un métier, ni du tressage, qui entrelace plusieurs brins. C'est ce qui donne aux sacs MEVKA leur relief : chaque point est un petit volume, et c'est la main qui décide de sa tension.




Les sacs sont crochetés dans un fil textile épais, plat et souple, qui donne aux mailles cet aspect charnu qu'on remarque tout de suite sur les photos.
Les anses rondes sont gainées à la main du même fil que le sac. Ne pas laver en machine : nettoyage à sec uniquement.

L'atelier est à Lausanne. Les sacs y sont pensés, crochetés et préparés pour l'envoi.
Mevlida a des racines bosniennes. Le crochet, elle l'a vu avant de le tenir.
« Chez nous, il y avait toujours un ouvrage en cours sur un coin de canapé. J'ai appris en regardant, puis en défaisant beaucoup. Aujourd'hui, je cherche des formes simples, qui tiennent debout toutes seules et qu'on a envie de porter tous les jours. Un sac, c'est quelques heures de mailles serrées : je préfère le faire pour quelqu'un qui l'a choisi plutôt que pour une étagère. »